Pourquoi on dit baratoplata

Le nom est moitié cafard, moitié règlement. C'est la technique qui existe parce qu'une règle en a interdit une autre.

BJJ Square · Mise à jour le 11/08/2026

Rafael de Freitas, de Brasília, ceinture noire Gracie Barra. Le surnom Barata — cafard, en portugais — lui a été donné gamin, au football, pour sa vivacité et sa façon frénétique de bouger.

Née pour contourner une règle

À l'entraînement, la position sortait sans arrêt en bicep slicer, la clé sur le biceps. Mais le bicep slicer est interdit par le règlement IBJJF jusqu'à la ceinture violette incluse — et il était ceinture violette. Il ne pouvait pas l'utiliser en compétition.

Alors il l'a adaptée : même entrée, mais transformée en clé d'épaule, qui est légale. De son propre aveu, le résultat est sorti meilleur que l'original.

C'est le point le plus intéressant de toute l'histoire. La technique existe parce qu'un règlement en a interdit une autre. Les règles ne se contentent pas de restreindre le jeu : elles le produisent. La moitié du jiu-jitsu moderne est la réponse créative à une interdiction.

Et ce n'est pas un cas isolé. Les limites de l'IBJJF ceinture par ceinture — sur les clés de jambe, sur les compressions, sur les torsions de genou — ont produit au fil des ans des répertoires parallèles entiers, construits par des gens qui voulaient cet effet tout en restant dans les règles de leur ceinture.

Le « -plata » ne veut pas dire bras

Le nom associe le surnom au suffixe emprunté à l'omoplata, qui veut dire omoplate. On lit souvent que « -plata » marque les soumissions sur le bras : c'est faux, ce n'est pas un mot et ça n'a aucun sens propre.

Note Baratoplata et tarikoplata (du Norvégien Tarik Hopstock) sont deux clés d'épaule différentes, pas deux noms pour la même chose. On les confond souvent.

Ce qu'on ne sait pas

  • S'il s'est donné le nom lui-même. C'est rapporté, mais sans déclaration de lui pour l'appuyer. Ce serait l'une des rares fois où un athlète baptise sa propre technique.
  • L'année exacte. Les sources disent « quand il était ceinture violette », c'est-à-dire la fin des années 2000.

De Freitas l'a montrée à Renzo Gracie, et à partir de là la technique s'est mise à voyager. C'est la dernière étape récurrente de ces histoires : il y a toujours quelqu'un de plus connu qui doit la voir et la faire circuler.

Les autres mots que tu entendras au club, expliqués un par un : Glossaire du JJB.

Questions fréquentes

Que veut dire baratoplata ?
« Barata », c'est cafard en portugais, le surnom de Rafael de Freitas. « -plata » est le suffixe emprunté à omoplata. Ensemble, ils nomment sa clé d'épaule.
Pourquoi la baratoplata n'est-elle pas un bicep slicer ?
Parce que le bicep slicer est interdit par le règlement IBJJF jusqu'à la ceinture violette. De Freitas, qui était ceinture violette, a adapté l'entrée en une clé d'épaule légale.
Quelle est la différence entre la baratoplata et la tarikoplata ?
Ce sont deux clés d'épaule distinctes, avec des entrées et des mécaniques différentes. La tarikoplata tire son nom du Norvégien Tarik Hopstock.
Qui est Rafael « Barata » de Freitas ?
Une ceinture noire brésilienne de Gracie Barra, originaire de Brasília. Le surnom lui a été donné gamin, au football, pour sa vivacité.

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